Certifiés ANIMA-Québec

Close up detail of a Bengal's Face.Par François G. Cellier

23 octobre 2015 — Les éleveurs de chiens et de chats peuvent désormais montrer patte blanche, grâce au premier programme québécois de certification lancé par ANIMA-Québec, le 10 septembre dernier. Celui-ci vise les lieux de garde et les conditions d’élevage.

« Après la Loi sur la protection sanitaire des animaux, il s’agit d’un pas de géant pour la sécurité et le bien-être animal », se réjouit ANIMA-Québec. « Au moment d’acquérir un animal, la certification donne aux Québécois les moyens de faire un choix éclairé », ajoute cet organisme voué au « rehaussement » du bien-être des chiens et des chats au Québec.

Cela dit, il existe d’excellents éleveurs qui ne sont pas certifiés par ce programme facultatif, dont le lancement était assorti d’une campagne de sensibilisation « percutante », afin d’attirer l’attention du grand public sur des pratiques d’élevages inappropriés.

Des critères exigeants

Ceux qui désirent obtenir la certification doivent répondre à plus de 140 critères, se « plier » à un cahier de charges et des visites d’évaluation. Les exigences requises touchent, entre autres, les conditions d’hébergement (ex. : salubrité et sécurité), l’évaluation des soins quotidiens accordés aux animaux et la formation des éleveurs. En résumé, ce nouvel outil « représente une formidable percée dans la lutte contre la cruauté animale. Il portera également un dur coup aux usines à animaux », prévient ANIMA-Québec.

Anne DesmaraisAnnie Desmarais est l’une des premières à avoir reçu une certification d’ANIMA-Québec, dans la catégorie Génétique Plus. Cette femme dans la trentaine était une candidate idéale pour l’obtenir. Elle élève principalement des Bengals avec son conjoint, depuis huit ans, mais aussi des Havana Brown dans une chatterie baptisée Élevage Saphira (S.E.N.C.). Ces deux races félines sont reconnues pour leur tempérament extrêmement doux.

Un bien-être optimal

Chez elle, le milieu de vie a été enrichi pour répondre aux besoins des félins. On y trouve notamment des arbres à chat, des poteaux à griffes, des cachettes et des coussins pour assurer leur confort en toute circonstance, plus particulièrement quand ils dorment.

La maison est également dotée d’une pièce réservée aux accouchements, et tout a été mis en place pour assurer l’hydratation adéquate des animaux, afin qu’ils ne manquent jamais d’eau fraîche. Des mesures d’urgence ont par ailleurs été instaurées, advenant un dégât d’eau ou une panne d’électricité, pour ne citer que ces exemples. Autre donnée primordiale : chaque femelle est accouplée au maximum deux fois par année, parfois moins, si sa condition physique ne le permet pas.

Mise en garde

« Il faut se méfier des chats Bengals vendus à des prix dérisoires sur Internet, nous dit Annie Desmarais. Le coût réel pour en acquérir un varie entre 1100 $ et 1500 $. Outre les soins et attentions qui sont prodigués aux chatons, il faut considérer les dépenses relatives à la stérilisation, aux vaccins, au micropuçage, au suivi génétique chez les reproducteurs et les frais y afférent. La nourriture et l’aménagement des zones réservées aux félins doivent aussi être pris en compte. »

Un éleveur digne de ce nom propose des animaux sans tares génétiques, ce qui participe à assurer leur bonne santé à moyen et long terme. Ce même éleveur doit aussi offrir des garanties et les honorer, au besoin.

Saphira 5Avant d’acquérir un animal chez Élevage Saphira, les personnes intéressées doivent respecter certaines étapes essentielles. On demande, entre autres, quel tempérament félin leur convient le mieux. Il faut savoir que les Bengals sont très actifs, ce qui ne convient pas à tout le monde. Il arrive aussi que d’éventuels acheteurs soient rejetés de facto, en raison d’une attitude qui ne correspond pas aux valeurs de cette chatterie. « Il faut s’assurer que ces animaux soient heureux avec leurs nouveaux maîtres, et vice-versa », conclut Annie Desmarais.

Photo 2 et 3: Annie Desmarais + Courtoisie Élevage Saphira

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