Amis des malades et des biens portants

Ce texte, qui comprendra une deuxième partie, aborde les bienfaits des animaux sur la condition humaine.Little girl with her kitten

18 avril 2015 – Les animaux n’ont pas dévoilé tous leurs secrets, loin de là, comme en témoignent plusieurs spécialistes. Bon nombre d’études et d’observations menées auprès de nos amies les bêtes, au cours des dernières décennies, ont toutes un dénominateur commun : les chats, les chiens et autres animaux domestiques contribuent au mieux-être des personnes, qu’elles soient malades ou non.

« Partager sa vie avec un animal fait diminuer la pression artérielle, abaisse le taux de gras sanguin et apaise le rythme cardiaque. Chez les femmes, ces bienfaits seraient encore plus importants à partir de 40 ans », nous dit le magazine Châtelaine dans un article intitulé Mon chat, mon thérapeute. Ce constat a été observé une première fois en 1980, lors d’une enquête traitant de la survie après un infarctus. Une chercheuse de l’Université du Maryland a constaté, après avoir posé des questions à plusieurs patients, que les propriétaires d’un animal à « quatre pattes » avaient une espérance de vie plus longue.

D’autres recherches ont suivi au fil du temps, confirmant elles aussi les vertus thérapeutiques des animaux de compagnie. L’American Heart Association reconnaît, aujourd’hui, qu’ils peuvent aider à réduire les risques de troubles cardiovasculaires. Mais plus encore, grâce à ces mêmes animaux, ceux qui en sont maîtres vont moins souvent chez le médecin. En fait, les visites diminuent dans une proportion variant entre 15 % et 20 %, selon une enquête menée en 2014 en Chine, en Australie et en Allemagne. Impossible de dire si ces gens sont en meilleure santé que d’autres, ou si leurs bêtes contribuent à faire oublier des malaises mineurs. Il reste néanmoins que ces chiffres parlent d’eux-mêmes.

D’autres études le confirment

Young woman holding European shorthair catLes relations entre l’humain et l’animal, tout autant que leurs effets sur la santé, font désormais l’objet d’études dans plusieurs pays. De grandes universités y étudient la chose avec intérêt et en grand nombre. En outre, certains centres de soins font l’apologie des chiens, des chats, des chevaux, des oiseaux et des poissons pour donner du réconfort aux grands malades, et afin d’amuser les aînés ou les enfants aux prises avec des troubles d’apprentissage. Cette approche donne des résultats concluants.

Comment expliquer que des animaux « à poils et à plumes » puissent en donner autant? L’une des hypothèses avancée argue qu’ils réduisent le stress et l’anxiété. « En présence d’un chien au comportement amical, le taux de cortisol diminue, le cerveau émet des ondes liées à la relaxation et les hormones de bien-être augmentent », d’ajouter Châtelaine. Pour sa part, l’Université de Miami explique, à la lumière d’une étude réalisée en 2011, que les propriétaires d’animaux ainsi que leurs enfants auraient une « meilleure estime de soi, seraient plus sociables et moins préoccupés ».

L’amour sans condition

Coeur avec chatsLes animaux offrent un amour inconditionnel à leur maître et ne les jugent jamais, résume la Dre Sandra Barker, directrice du Centre sur les interactions humaines et animales à l’Université de Virginie. Cette psychiatre se penche, depuis plus de 20 ans, sur la « puissance du lien qui unit l’homme et la bête ». L’une de ses recherches révèle une donnée renversante, à savoir qu’une personne sur trois se sent plus près de ses animaux que des membres de sa propre famille. Une réalité qui confirme, sans l’ombre d’un doute, que la présence des animaux a une importance capitale au quotidien et qu’à n’en point douter, des millions d’individus sur terre ne sauraient s’en passer.

Montréal 5 janvier 2015

Photo1: Dollar Photo Club/hriana
Photo 2: Dollar Photo Club/V&P Photo Studio
Photo 3: Dollar Photo Club/euaggelia

Cet article est inspiré d’un texte publié dans le magazine Châtelaine (édition février 2015) intitulé Mon chat, mon thérapeute.

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