« Si j’avais su »

cc834212-8273-4a17-b4ce-d3e352bd8badPar Dr Robert Dumont
Vétérinaire
Clinique vétérinaire Samson

30 mars 2016 – Perdre un animal des suites d’une maladie peut être très douloureux. À plus forte raison si son maître n’a pas cru bon lui faire passer des examens périodiques, lesquels auraient pu (dans certains cas) prévenir un décès précoce.

Je me souviendrai toujours de ce client qui, un jour, est passé me voir avec son Labrador âgé de huit ans. Il s’agissait d’un très bon chien dont le comportement était exemplaire. L’animal n’avait plus d’énergie et affichait une certaine apathie. Après l’avoir examiné et procédé à des analyses, j’ai constaté que ce chien souffrait d’un cancer de la prostate. S’il avait été castré pendant son jeune âge, je n’en parlerais peut-être pas aujourd’hui. Complètement défait et attristé à l’idée d’éventuellement perdre son chien, le maître s’était exclamé en me regardant : « si j’avais su! ».

Assurer la santé animale

L’objectif premier d’un vétérinaire consiste à veiller à la santé animale. À ce propos, avec l’arrivée du printemps, les propriétaires de chiens devront faire preuve d’une plus grande vigilance.  Il faut savoir que pendant la saison estivale, le ver du cœur est à surveiller de près.

Ce sont surtout les canidés qui se font inoculer le ver, par l’entremise de moustiques. En piquant un animal qui est porteur de larves, un moustique en ingérera quelques-unes. Lorsqu’il piquera un autre chien pour se gorger de sang, il lui transmettra alors une ou des larves qui pourraient migrer vers le cœur, où elles termineront leur croissance. Il faut savoir qu’un ver adulte peut mesurer entre 15 et 25 centimètres.

Comment prévenir la maladie

Cute dog isolated on white background

Les animaux qui sortent à l’extérieur devraient bénéficier d’un tel traitement préventif. Selon des données relativement récentes, la région des Basses Laurentides serait l’endroit (au Québec) qui compte le plus de cas de vers du cœur, et ce, depuis son apparition en 1980.

Je précise que le ver du cœur n’est pas nécessairement évident à détecter. Parmi les symptômes qui y sont associés, un animal développera une intolérance à l’exercice et sera accablé par une toux persistante. Dans tous les cas, mieux vaut opter pour la prévention. On peut guérir cette maladie, mais les conditions de traitement doivent être optimales. Il faut savoir que si l’animal est déjà hypothéqué par la maladie du ver du cœur, les risques de complications inhérents au traitement seront d’autant plus élevés.

Sans l’ombre d’un doute, cette maladie doit être éradiquée à temps, faute de quoi, les séquelles occasionnées au cœur seront irréversibles. Un tel scénario ne saurait être envisageable, à tous le moins pour ceux qui souhaitent maintenir leur compagnon de vie en santé, et leur offrir la qualité de vie qu’ils méritent.

Photo 1: Dollar Photo Club/Sergey Nivens
Photo 2: Dollar Photo Club/Africa Studio

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Ce texte a été traduit en anglais.

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