Les bienfaits de la zoothérapie

 

Therapy Dog Visiting Young Female Patient In Hospital

Sylvie Lamoureux, Zoothérapeute
Membre de l’Association
des naturopathes professionnels du Québec (ANPQ)

Texte rédigé par François G. Cellier

5 octobre 2015 — À compter d’aujourd’hui, je me joins à l’équipe de Réalité Animale pour y signer des chroniques ponctuelles. Il s’agit d’une opportunité en or qui me permettra, autant que faire se peut, d’expliquer les nuances et subtilités propres à la zoothérapie.

Cette approche n’a certes pas la prétention de guérir des maladies, cependant, elle mise sur une interaction bienfaisante entre l’humain et l’animal.

Ma première chronique portera sur la définition même de la zoothérapie, assortie d’exemples à l’appui, encore que ceux-ci ne soient pas démontrés scientifiquement. Qu’à cela ne tienne, bien souvent, ceux qui font appel à la zoothérapie y voient des résultats probants. Au pire, il ne se passera rien. Le contact avec un animal aura été somme toute agréable. Mais au mieux, les candidats qui l’expérimentent ont des réactions qui vont bien au-delà des espérances.

Je me souviens d’une aînée atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle venait tout juste d’arriver dans une résidence où je me trouvais. J’y intervenais, ce jour-là, auprès d’un groupe formé de 29 personnes. J’avais emmené Agathe pour l’occasion, une Bergère australienne de neuf ans, qui a immédiatement repéré une dame dont le comportement traduisait un désespoir bien senti. Ma chienne a porté son attention vers elle, si bien qu’il m’était impossible de me concentrer sur le groupe.

Zoothérapie - Sylvie LamoureuxAffligée par la tristesse et l’incompréhension de se retrouver dans cet endroit, la dame en question ne parvenait pas à verbaliser ce qu’elle ressentait. Elle pleurait et semblait déstabilisée. Au bout d’un moment, Agathe est allée s’asseoir entre les jambes de cette dame et a déposé la tête sur ses genoux. Après avoir caressé l’animal un brin, elle a commencé à s’exprimer et des souvenirs lui sont revenus momentanément. « Je vivais avec des animaux, mais aujourd’hui je n’en ai plus et je me demande pourquoi », a-t-elle dit. Ce contact animal lui a permis d’extérioriser ses émotions, ce qui a eu des conséquences salutaires.

Une fois mon intervention terminée avec ce groupe, j’ai parlé de cette dame aux responsables de la résidence. Sa famille m’a contactée le jour même. Avec son accord, je pourrai la rencontrer individuellement en compagnie d’Agathe.

Il m’arrive, également, d’être appelée à travailler avec des personnes autistes, trisomiques et aux prises avec des troubles de comportements. L’accent peut être mis sur diverses problématiques, dont la motricité fine (ex. : difficulté à mouvoir les doigts). Dans ce cas précis, on préconisera un certain type d’activité pendant laquelle le chien sélectionné entrera en action.

Zoothérapie - AgatheDans une autre situation, j’ai accompagné une personne trisomique dont la motricité globale était très limitée. L’homme en question avait 60 ans. Son âge mental n’excédait pas les trois ans. Il a fait connaissance avec Agathe. Nous sommes ensuite tous trois allés marcher vingt minutes. Il avançait à petites enjambées, mais de retour à son centre de jour et de répit, il était extrêmement fier d’avoir accompli cet exploit, au point qu’il a partagé son expérience avec tout le monde.

Je rappelle qu’un chien sélectionné pour la zoothérapie n’est pas une bête de cirque. Ses actions sont guidées par le ressenti et l’intuition. En d’autres termes, il doit entrer en contact émotionnel avec la personne concernée, afin que mon attention puisse être portée sur cette dernière. Ce n’est qu’à partir de là que le travail peut commencer.

Pour accéder aux autres chroniques de Sylvie Lamoureux, ainsi qu’à des vidéos qui traitent de la zoothérapie sur Réalité Animale, cliquez sur les liens suivants:
Zoothérapie et bien-être absoluZoothérapie: le chien idéalZoothérapie chez le dentiste: une approche novatriceVidéo: La zoothérapie chez le dentisteVidéo: L’autisme et la zoothérapie

Photo 1: Dollar Photo Club/Monkey Business
Photo 2: Sylvie Lamoureux en compagnie d’Agathe (à droite) et de Colette
Photo 3: Agathe

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